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L’État « civil » est-il un État islamiste ?

Manifestation des Algériens revendiquant un "État civil et non militaire" (12 juillet 2019).
© Photo Nacerdine Zebar / Getty Images
Les Algériens, ont pendant à peu près deux années, manifesté en faveur de l’instauration d’un État « civil » dans le cadre d’un mouvement de protestation massif et inédit, dénommé « Hirak ». Le slogan populaire usité dés le début (22 février 2019) est « Dawla madaniyya » (État civil). Il a ensuite été allongé par l’ajout de « matchi âaskariyya » (non militaire). Cela met en relief le rejet par les citoyens de la démocratie contrefaite, constituée par un « parlement factice et les représentants « élus » du peuple. L’ajout au slogan initial d’un second terme soulignant le caractère non militaire de l’État auquel aspire la population.
Tête en bois représentant l'humain réifié
The Spirit of Our Time, 1919, par Raoul Hausmann
La mémoire de la guerre d’indépendance demeure envahissante. Elle nous chante l’éden du peuple unifié car c’est à partir de cette guerre que la nation se cristallise en tant que représentation.
Le Colonel Houari Boumediene, vers 1965
Le Colonel Houari Boumediene en 1965. © Capture d'écran INA
Les coup d’État en Algérie couvrant les 3 premières décennies de l’indépendance (1962-1992) montrent une évolution du système politique malgré l’apparente inertie qui le caractérise.
Ferhat Mehenni à la tribune d'un meeting à Place de la République, à Paris.
Ferhat Mehenni, avril 2018. © Photo mediaperso.org
L’annonce faite par Ferhat Mehenni d’une constitution en Kabylie d’ ”un corps de contrainte” a suscité des réactions d’indignation dont leurs auteurs semblent avoir pensé que l’indépendance de la Kabylie, pourrait être acquise avec des fleurs et des chrysanthèmes.
Estampe représentant une bataille à Mascara entre l'armée française et les troupes de l'émir Abdelkader
Prise de Mascara. © Estampe Coll. Kharbine-Tapabor
L’Algérie a fait partie de l’empire ottoman pendant plus de trois siècles. Cet article propose une lecture de cette séquence historique en prenant comme point de départ la visite qu’avait effectuée en Algérie Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre de Turquie.
Alger mis à sac par les émeutiers d'octobre 1988. Vue sur la rue Didouche Mourad
Alger le 10 octobre 1988. © Photo AFP
C’est en faisant le rapprochement avec les régimes de l'Afrique subsaharienne qu’on a tendance à trop négliger, qu’on peut trouver la clé de compréhension de l’événement qui a ébranlé l’Algérie et qui nous est connu sous le nom du 5 octobre 1988.
infographie représentant le "Hirak" algérien
© Illustration mediaperso.org
Cet article s’inspire des écrits de Gene Sharp, philosophe américain qui a longtemps travaillé sur les moyens de mener des luttes contre toutes les formes d’oppression sans avoir à verser une goutte de sang. Cette approche est justifiée par le fait que le mouvement populaire algérien, peut-être sans le savoir, puise ses référents dans les conceptions de la non-violence théorisées par Sharp. En effet, le plaidoyer pour la non-violence constitue l’un des traits les plus saillants du mouvement populaire algérien. « Révolution du sourire », « Révolution du velours » sont quelques-uns des qualificatifs qui ont été utilisés pour caractériser la protestation qui agite l’Algérie depuis le 22 février dernier.
Buste du pharaon d'origine berbère, Sheshonq 1er. Il es
Buste du pharaon d'origine berbère, Sheshonq 1er
Les Berbères (les Algériens arabophones et berbérophones) avaient besoin d’un point d’ancrage historique pour faire débuter leur calendrier. Ce point d’ancrage, ils viennent de le trouver en le pharaon berbère, qui plus est, a été mentionné dans la Bible.
Abdelhafid Boussouf, premier maître espion algérien.
Abdelhafid Boussouf dans les années 1960. @ Capture d'écran INA
L’espionnage est une activité aussi vieille que l’Humanité. L’être humain a toujours été porté à vouloir obtenir des renseignements d’une manière clandestine, c’est-à-dire  à l’insu de ou des personnes qui les détiendraient.En ce domaine, même les animaux semblent en être doués. Qui n’a pas remarqué que les chats se cachent derrière les meubles ou les rideaux pour voir sans être vus à quel endroit de la cuisine la maîtresse de maison va déposer la nourriture ?
Gros plan sur l'écrivain algérien Tahar Djaout
L'écrivain Tahar Djaout, fin des années 1980. © Photo Ulf Andersen / Getty Images
Dès l’introduction du multipartisme en Algérie, s'est posée la question de savoir si les islamistes sont solubles dans la démocratie. Trente ans après, la même question vaut d’être soulevée, je crois, à propos de l’ensemble des Algériens.
Portrait de Saïd Sadi
Saïd Sadi, dans les années 2000. © Photo Eric Fougere / Getty Images
Le Dr Saïd Sadi s’est montré partisan de « tout ou rien » en s’adressant via une vidéo au Dr Mourad Dhina, patron du mouvement Rachad. Comme à son accoutumée Sadi a fait preuve d’une verve caustique.
Portrait d'une algérienne voilée au volant d'une voiture
Une Algérienne au volant d'une voiture dans les années 1970. © Photo Ouamar Aït Mohand
Quand on évoque le hidjab, le plus souvent on s’arrête à son origine « islamique » sans regarder sa fonction sociale. Or le hidjab, comme je vais tenter de l’expliquer n’est pas aussi islamique qu’il n’y paraît.
Dessin mural représentant 3 femmes voilées aux couleurs de la France
© Photo Collectif contre l'islamophobie en France
A propos de l’islam Emmanuel Macron a dit tout haut ce que nous, musulmans (croyants ou non) pensons tout bas. Oui l’islam est partout en crise.
Portrait de Kasdi Merbah
Kasdi Merbah, fin des années 1980. © Photo Nacerdine Zebar / Getty Images
S’il est un personnage de la mythologie ancienne auquel on puisse rapprocher Kasdi Merbah, de son vrai nom Khalef Abdallah, c’est bien celui de Janus. Le Dieu à double tête, des débuts et des fins.
Peinture à l'huile sur toile représentant des cavaliers nord-africains
Peinture à l'huile sur toile de Henri Émilien Rousseau
Le 5 juillet dernier alors que l’on fêtait le 56e anniversaire de l’indépendance, l’attention de beaucoup d’Algériens a été attirée par la présence dans le défilé d’un portrait géant du chef de l’État.
Montage photo montrant le président algérien, Bouteflika dédoublé.
Abdelaziz Bouteflika. © Photo Louafi Larbi/ Reuters. Illustration mediaperso.org
J’entends souvent autour de moi des personnes évoquer le « clan tlemcenien » pour pointer le pouvoir exorbitant dont jouirait Abdelaziz Bouteflika, qui plus est, est lui-même originaire de Tlemcen.   Cette expression fait allusion, il va sans dire, au personnel administratif et politique de l’ère Bouteflika issu de la région de l’ancienne capitale des Zianides.
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Portrait de l'islamologue algérien Mohammed Arkoun
Mohammed Arkoun dans les années 2000. © Photo Godong / Getty Images
Comme son enterrement devait avoir lieu à Casablanca au Maroc et non en Algérie, il s’en est fallu de peu pour que le décès de Mohammed Arkoun répète la scénographie funéraire des saints maghrébins à la double sépulture.
Illustration représentant deux personnages, l'un démocrate et l'autre islamiste républicain
© Illustration mediaperso.org
La maladie d’Abdelaziz Bouteflika fait encore parler d’elle et comme à son habitude au moment le plus critique. A peine le président en exercice a annoncé — par le biais d’une lettre lue à la télévision — sa candidature à sa propre succession, qu’il est sorti de sa demeure médicalisée d’Alger pour s’en aller  se soigner à l’hôpital de Genève.
L'émir Abdelkader en costume algérien
Abd-el-Kader de Ange Tissier. © Photo Hervé Lewandowski
Présenté par la littérature comme le parangon de l’Arabe, l’émir Abdelkader a pourtant, à l'instar de tous les Algériens, des origines berbères. Celles-ci ont été occultées par les historiens et (sauf erreur de ma part), elles l’ont été aussi par ses biographes.
Portrait de Mostefa Lacheraf
Mostefa Lacheraf. © Photo AFP
Sidi Aissa, petite ville paisible à quelque encablure de M’sila est le théâtre durant l’été 2008 d’une attaque sanglante contre un hôtel dans lequel logeaient des femmes. Natif de cette ville, Mostefa Lacheraf qui y a passé son enfance dans les années 1920, nous la décrivait comme un havre de paix.
Acrylique sur papier figurant l'impuissace par Christan Dominici
Impuissance, Acrylique et carrés Conté sur papier par Christian Dominici
La hiérarchie militaire semble avoir oublié qu’à l’origine elle a pris le pouvoir  pour édifier l’État algérien. Après s’être accaparée des leviers de commande voici près d’un quart de siècle, elle manœuvre aujourd’hui pour les garder à son profit et ce, non pas pour parachever l’œuvre de construction mais pour contrôler la manne pétrolière.
Portrait de Boumediene Sid Lakhdar

Les papiers de Boumediene Sid Lakhdar

A travers 7 articles, Boumédiene Sid-Lakhdar livre à chaud (c'est-à-dire au plus fort du mouvement populaire du 22 février) son opinion sur le Hirak qui a ébranlé l'Algérie pendant de longs mois.

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